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En France, pour le Sénégal

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En 2018, l’association ESTEL France-Sénégal a été créée, pour participer à deux missions principales :

  • la mise en œuvre de tous moyens matériels, financiers et humains permettant le développement et l'insertion sociale des enfants, adolescents et adultes déficients mentaux du Centre ESTEL à Dakar.

  • l'assistance aux familles et la sensibilisation du grand public en vue d'aider à l'éducation et à la socialisation desdites personnes déficientes mentales au Sénégal.

 

L’objectif principal d’ESTEL France-Sénégal est de lever des fonds depuis la France et ainsi aider au fonctionnement du Centre ESTEL à Dakar, qui a de nombreux besoins. En effet, les parents d’élèves n’ont souvent pas les moyens de payer les frais de scolarité de leur enfant et le Centre accueille par conséquent un grand nombre de cas sociaux, qui ne payent pas ou peu leur scolarité. Mais les frais de fonctionnement pour la prise en charge de ces jeunes sont incompressibles pour l’association car ils comprennent les salaires du personnel, les charges d’eau et d’éléctricité, la cantine, le transport scolaire et le matériel éducatif. Malgré l’incapacité de certaines familles à couvrir les frais que représente l’accueil de leur enfant, le Centre ESTEL s’attache à les accueillir quand même car il y a rarement d’alternative pour ces jeunes qui ne peuvent pas être scolarisés ailleurs. Il faut donc chercher des financements extérieurs pour compléter la prise en charge et permettre au Centre ESTEL de continuer à assurer un accueil de qualité.

 

Lors du dernier recensement des personnes en situation de handicap et plus particulièrement de handicap intellectuel effectué lors du Recensement Général de la Population et de l'Habitat, de l'Agriculture et de l’Elevage (RGPHAE) en 2013 au Sénégal, la population globale au Sénégal s’élevait à 16,3 millions, avec 23% de cette dernière se situant à Dakar.  La prévalence du handicap, au niveau de la population sénégalaise âgée d’un an et plus est de 5,9% (soit près d’un million de personnes) et 2,3% de la population sénégalaise (soit environ 250 000 personnes) se trouve en situation de handicap intellectuel (1,9% à Dakar). Ces chiffres ne peuvent qu'être plus élevés en réalité car le handicap au Sénégal, sous les poids des croyances, reste encore parfois marginalisé au point de ne pas être déclaré.

Il y a une absence de statistique en terme d'accès à l'éducation pour cette population, ce qui ne permet pas d’avoir des indicateurs décisionnels permettant de mesurer son efficacité en tant qu’outil de l’inclusion sociale, mais il y a en revanche des données concernant l'emploi et l'insertion professionnelle : le rapport RGPHAE de 2013 indique que seulement 6,8% des personnes en situation de handicap occupent un emploi stable. 

 

La prise en charge des personnes ayant une déficience ou un handicap intellectuel est principalement assurée par des associations et ONG, l’Etat ayant uniquement un centre (Centre Talibou Dabo) et un hôpital d’accueil de jour (Keur Xaleyi, à l’hôpital de Fann). Le besoin en centres d'accueil et d'éducation spécialisée au Sénégal, ainsi que des programmes adaptés dans les écoles traditionnelle est donc nécessaire et urgent pour ces jeunes ainsi que leurs familles.

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